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L’impact environnemental du transport maritime français

Source : Journal de l'environnement

Le Meeddat et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont présenté mardi 24 mars une étude sur l’impact environnemental du transport maritime à l’occasion du Salon international des solutions logistiques (SITL) qui se tient à Paris du 24 au 26 mars.

Une telle étude est destinée à alimenter l’argumentation des représentants français au sein de l’Organisation maritime internationale (OMI) et de l’UE, dans le cadre des débats pour améliorer l’efficacité énergétique des navires.
Sans surprise, plus le navire est gros, plus il permet de réaliser des économies d’échelle en matière de carburant, et donc d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et de polluants tels que les oxydes d’azote (NOx) et les oxydes de soufre (SOx). Ainsi, un vraquier de 180.000 tonnes de port en lourd (tpl, ou chargement maximum que peut emporter le navire) émet 3,5 grammes de CO2 par tonne-kilomètre (gCO2/t.km), contre 10,3 pour un vraquier de 32.000 tpl et 67 pour un ferry de 3.800 tpl. A comparer à la valeur moyenne utilisée dans l’étude de 104,5 gCO2/t.km pour les poids lourds.
Plusieurs participants ont pointé les insuffisances de l’étude. Celle-ci explore différentes combinaisons de transport intermodal, sans prendre en compte le bilan environnemental, certes peu important, des opérations de manutention lors du déchargement d’un navire vers un camion par exemple.
Les autoroutes de la mer servent d’abord à délester les routes, a rappelé un armateur, et un meilleur bilan environnemental du transport maritime par rapport au transport routier ne doit pas servir de prétexte à la délocalisation.
L’étude doit permettre d’envisager des pistes d’amélioration de l’efficacité énergétique des navires, telles que la réduction de leur vitesse, l’adaptation des moteurs, le branchement à quai des navires et la réduction des trajets à vide (1). Une option pas forcément évidente, par exemple pour les pétroliers.
(1) Dans le JDLE «Recyclage: le bon bilan carbone de l’export de déchets en Chine»