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Source : MEEDD

Pour Jean-Louis BORLOO et Chantal JOUANNO « les récifs coralliens sont un enjeu majeur de l’action de conservation de la biodiversité. Ils représentent en effet 95 % de la biodiversité côtière nationale et constituent une richesse naturelle inégalée en Europe. Il est de notre devoir de les préserver et il y a urgence à le faire. C’est pourquoi le Grenelle Environnement s’est engagé à renforcer son soutien à l’IFRECOR. L’implication de la France dans les négociations menées à partir d’aujourd’hui à Nairobi pour la création d’un mécanisme d’expertise scientifique sur la biodiversité à l’instar du GIEC sur le climat montre notre volonté d’agir pour préserver notre patrimoine naturel ».

 

Selon le bilan 2008 de l’état des récifs coralliens :

  • 54 % des récifs mondiaux sont menacés et parmi eux 15 % risquent de disparaître dans les 10 à 20 prochaines années (surtout en Asie du Sud est, et dans les Caraïbes)
  • 20 % de plus sont menacés de disparition d’ici 20 à 40 ans

Les principales causes de cette évolution sont :

  • les pratiques de remblaiement
  • la pêche
  • la pollution générale littorale
  • la pression démographique croissante

Depuis la seconde guerre mondiale, le monde a ainsi perdu 19 % de ses récifs coralliens notamment dans les zones littorales très urbanisées.

 

Depuis 2004, date du dernier bilan, des progrès ont néanmoins été enregistrés :

  • Les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie ont été classés au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Il s’agit du premier espace de l’Outre-Mer français inscrit au patrimoine mondial. Pour la France, il s’agit là d’une reconnaissance mondiale de l’originalité et de l’importance de ces récifs qui représentent 16.000 km2 de l’écosystème corallien protégé sur les 40.000 km2 existant en Outre-mer français.
  • Deux immenses Aires Marines Protégées (AMP) consacrées aux récifs coralliens ont été établies dans le Pacifique par les gouvernements des Etats-Unis et de Kiribati.
  • Dans l’Océan indien, et en particulier aux Seychelles, aux Chagos et aux Maldives, l’état des récifs continue de s’améliorer depuis le blanchissement de 1998.
  • En décembre 2007, lancement du projet « Initiative pour le « Triangle de Corail » dans le Sud-Est asiatique : zone Indonésie, Philippines, Papouasie Nouvelle Guinée, Australie, Salomon.
  • Reef Check (Réseau de surveillance de l’état de santé des récifs) a rassemblé 20 700 signatures en faveur de la “Déclaration des Droits des Récifs Coralliens", lancée en 2008.
  • Le Fonds mondial pour l’environnement a accordé 100 millions de dollars au fonds « Pacific Alliance for Sustainability » afin de rassembler les pays du Pacifique pour la conservation de leur environnement.

« Durant l’année internationale des récifs coralliens qui vient de s’achever, la mobilisation de la communauté internationale autour des récifs coralliens a été forte. Les six mois de la présidence française de l’Union européenne ont été marqués par des avancées essentielles qui permettent de relever le défi du changement climatique. En France, un nouveau pas a été franchi vers l’objectif fixé, dans le cadre du Grenelle Environnement, de placer 2 % du territoire sous protection forte d’ici 10 ans. Mais nous devons poursuivre nos efforts » précise Jean-Louis BORLOO.

 

Pour plus d’informations, .cliquez-ici pour retrouver le communiqué de presse et les publications sur les récifs coralliens

UN News New York, Feb 18 2009 4:00PM

Le développement économique de l'Amazonie transforme et dégrade rapidement l'écosystème de cette région partagée par la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l'Equateur, Guyana, le Pérou, le Suriname et le Venezuela, selon une étude préparée par ces huit pays, avec l'aide du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et de l'Organisation du traité de coopération amazonienne (ACTO 2) et rendue publique mercredi à Nairobi.

L'étude, qui fait partie de la série du PNUE sur « Les Perspectives de l'environnement mondial », vise à sensibiliser le public sur les questions d'environnement et à fournir des solutions. Les experts, qui ont travaillé pendant deux ans, soulignent qu'en 2005, la déforestation accumulée dans ce vaste massif forestier partagé entre les huit pays avait déjà affecté plus de 857.000 km2, provoquant une réduction de 17% du couvert végétal. Cette surface est équivalente aux deux tiers du Pérou ou à 94% du Venezuela

Le développement des activités économiques dans cette région de forêts humides, la construction d'infrastructures industrielles et de transport et l'augmentation de la population sont en cause. Les demandes des marchés internationaux font pressions sur les dynamiques économiques de production de la région qui se traduisent par une utilisation intensive de ses ressources naturelles.

Par exemple, sur une période de 30 ans (1975 - 2005), la construction de routes dans l'Amazonie brésilienne a été multipliée par dix, encourageant les aménagements humains. L'étude mentionne que l'augmentation de l'utilisation des biocarburants, issus de matériaux organiques, pourrait accélérer ce changement d'utilisation du territoire.

Le rapport avertit que si la déforestation dépasse 30% du couvert végétal, les niveaux de précipitation vont commencer à diminuer dans la région, amorçant ainsi un cercle vicieux provoquant feux de forêts et augmentation des émissions de fumées dans l'atmosphère.

Sur une population de 38,7 millions de personnes pour l'ensemble de la région, environ 21,3 millions, soit 63,6% du total, habitent en zones urbanisées.

L'étude souligne également que la perte de biodiversité a aussi pour conséquence un nombre important d'espèces en danger.

L'étude, à laquelle ont contribué plus de 150 experts, suggère différentes solutions aux gouvernements de la région amazonienne qui leur permettraient de faire face aux problèmes. Elle leur conseille notamment d'avoir une vision intégrée de l'Amazonie et de définir le rôle de développement national de la région, d'harmoniser les politiques environnementales sur des thèmes pertinents à la région, de concevoir et de mettre en oeuvre des instruments de gestion environnementale intégrés et des stratégies régionales qui permettent l'utilisation a long terme de l'écosystème amazonien, ainsi que la promotion des études de valorisation économique et des actions des services environnementaux de l'Amazonie.
Feb 18 2009 4:00PM
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UN News New York, Feb 18 2009 5:00PM

L'Annuaire 2009 du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), lancé cette semaine lors d'une rencontre internationale des ministres de l'environnement à Nairobi, souligne l'importance de mettre en œuvre un "New Deal" écologique mondial et l'urgence d'une transition vers une économie verte, faible en carbone et plus économe en ressources.

L'Annuaire, compilé à la demande du Conseil d'administration du PNUE, présente des faits solides et des tendances alarmantes, mais souligne aussi certaines des idées novatrices et transformatrices actuellement pilotées dans les pays développés et dans ceux en développement, indique un <"http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=562&ArticleID=6080&l=fr">communiqué.

"L'Annuaire rappelle à la communauté internationale pourquoi il est urgent de passer à une économie verte ; des dégagements de méthane en Arctique à la réduction des terres agricoles utilisables," a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

"Mais de manière optimiste, il mentionne la force des politiques positives : de la façon dont un édifice en Afrique se refroidit passivement en imitant une termitière, en passant par la symbiose industrielle présente dans certaines villes pionnières, qui font cohabiter sur un même site des entreprises et des usines, pour recycler et réutiliser les déchets comme matière première, ce qui permet d'économiser nos ressources naturelles limitées, ainsi que des millions de dollars et la planète", a-t-il ajouté.

Parmi les faits marquants contenus dans l'Annuaire, on note que la population mondiale génère plus de deux milliards de tonnes de déchets par an et que tous les jours, une personne dans un pays développé jette environ 1,4 kg de déchets solides, même si la tendance est à la baisse, sans doute grâce à la minimisation des déchets et au recyclage.

Les pays en développement, particulièrement ceux dont l'économie croît rapidement, produisent de plus en plus de déchets. Si les tendances se maintiennent, d'ici à 2030, la Chine devrait générer annuellement 500 millions de tonnes de déchets solides, et l'Inde environ 250 millions de tonnes.

Il y a des avancées positives au sein du secteur du bâtiment et de la construction, et pas des moindres dans le domaine de l'efficacité énergétique, dont les améliorations visent à réduire de 30 à 40% les émissions mondiales de gaz à effet de serre dans l'environnement bâti.

L'annuaire souligne comment l'imitation de la nature, le biomimétisme, offre des solutions fascinantes. L'immeuble Eastgate, à Harare au Zimbabwe, possède un système de refroidissement solaire passif imitant une termitière.

Composé de bureaux, de boutiques et d'un parc de stationnement, le bâtiment dépense en moyenne 90 pour cent moins d'énergie qu'une structure comparable : une économie de 3,5 millions de dollars depuis son ouverture dans les années 1990.
La "substitution de matières" est maintenant un domaine de recherche prisé partout dans le monde et c'est à qui produira en premier du ciment et du béton à des températures inférieures à 1000 degrés Celsius.

L'écologie industrielle a aussi donné naissance au néologisme "dématérialisation". On peut simplement expliquer la " dématérialisation " en donnant l'exemple du consommateur qui demande des emballages réduits. Un producteur de coton non blanchi, qui utilise moins de ressources, pourrait même demander un prix plus élevé et très certainement augmenter sa marge de profit.

Dans le domaine des transports, on apprend que ce dernier est responsable de plus de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2005, la flotte mondiale était estimée à 650 millions de véhicules routiers ; on prévoit que ce nombre aura doublé en 2030.
Feb 18 2009 5:00PM
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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/

UN News New York, Feb 18 2009 12:00PM

Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et la société d'informatique Microsoft ont signé cette semaine un accord destiné à mettre à profit les solutions de technologies de l'information et de la communication (TIC) pour faire face aux défis environnementaux actuels.

La signature a eu lieu mardi lors de la 25e session du Conseil d'administration du PNUE et du Forum ministériel mondial sur l'environnement qui porte sur le thème de "la mondialisation et l'environnement ", au siège du PNUE à Nairobi, Kenya.

Le partenariat se concentre sur les moyens d'aider les parties prenantes dans le domaine de l'environnement - y compris le PNUE et d'autres organisations internationales, les gouvernements, les organisations non-gouvernementales et les chercheurs - à travailler plus efficacement en faisant usage des nouvelles technologies.

"Nous voyons notre partenariat avec Microsoft comme crucial pour fournir des solutions à une communauté de 190 nations et au système des Nations Unies dans son ensemble. La capacité du PNUE à mobiliser des technologies de l'information et des plateformes pour l'échange d'informations relatives à l'environnement est déterminant pour le travail commun sur les questions environnementales", a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

"Sans un accès équitable à l'information et sans la capacité des pays en développement à accéder sur un pied d'égalité aux négociations d'accords cruciaux, tels le traité sur le changement climatique ou la convention sur la biodiversité, nous ne rencontrerons pas beaucoup de progrès", a-t-il ajouté.

Le PNUE et Microsoft collaborent depuis 2006 sur Research4Life, un partenariat public-privé qui inclut un réseau environnemental nommé OARE. Research4Life fournit un accès aux dernières recherches scientifiques par le biais d'une bibliothèque en ligne de plus de 7.500 revues scientifiques examinées par des pairs, livres, et bases de données, mis à disposition à bas ou sans frais pour les pays en développement par 130 éditeurs. OARE se concentre sur l'information environnementale, fournissant aux scientifiques, praticiens et politiques des pays participants, les informations dont ils ont besoin pour mettre en oeuvre des programmes ciblés et prendre des décisions judicieuses pour l'environnement.

La plateforme a déjà un impact important sur les communautés, notamment dans la Vallée du Rift au Kenya où des chercheurs ont utilisé des ressources OARE pour traiter la pollution du bassin hydrographique de la Rivière Njoro par le biais d'une série de programmes, ce qui a conduit à une réduction des maladies transmises par l'eau au sein de la population locale et à une utilisation plus propre de la rivière.

Le PNUE et Microsoft développent des plateformes de connaissances pour un meilleur échange d'information et une meilleure collaboration entre les groupes environnementaux et les gouvernements. Par exemple, la plateforme du PNUE 'Vue globale pour l'environnement' (Global View for the Environment) utilisera Microsoft Single View et Virtual Earth pour représenter les images satellites de réserves d'eau douce du PNUE, présentant l'information visuellement et rendant ainsi son accès et son interprétation plus simples.

Un autre projet est la mise à jour de la Base de données mondiale sur les zones protégées (World Database on Protected Areas - WDPA) et de la plateforme en ligne maintenue par le Centre mondial de surveillance de la conservation de la nature du PNUE. WDPA permet aux principales compagnies minières du monde d'accéder aux informations nécessaires pour éviter d'empiéter sur des zones protégées.

"Les défis environnementaux d'aujourd'hui, tels le changement climatique, la pollution et la dégradation des écosystèmes, requièrent une réponse globale et complète de tous les secteurs de la société", a déclaré Rob Bernard, Stratège en chef de l'environnement, engagement de Microsoft envers le PNUE et ses objectifs.

UN News
New York, Feb 18 2009 10:00AM
Les lauréats 2009 des bourses MAB pour les jeunes scientifiques, ainsi que de la bourse Michel Batisse de gestion de réserve de biosphère ont été annoncés par le Bureau du Conseil international de coordination du programme de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (<"http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=2902&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html">UNESCO) sur « L'homme et la biosphère » (programme MAB).

Depuis 1989, le MAB accorde chaque année à dix jeunes scientifiques des bourses pouvant aller jusqu'à 5.000 dollars, afin d'encourager de jeunes chercheurs à entreprendre des travaux interdisciplinaires sur les écosystèmes, les ressources naturelles et la biodiversité, dans la droite ligne du programme MAB qui se consacre aux interactions durables entre les populations et leur environnement.

Les lauréats 2009 et leurs projets sont :

Marina Rubtsova (Fédération de Russie) : effet de l'éducation/sensibilisation à l'environnement et du développement touristique sur les communautés locales en Sibérie centrale ;
Taher Ghadirian (Iran) : conservation des forêts de mangroves servant de lieux de reproduction à plusieurs espèces d'oiseaux dans la réserve de biosphère Hara ;
Deni Rayn Villalba (Mexique) : intégrité de l'écosystème et participation communautaire en matière de ressource en eau, Réserve Calakmul ;
Yun Son Suk (République populaire démocratique de Corée) : mise en place d'un réseau de suivi de la biodiversité (technologie 3S) dans la réserve du Mont Kuwol ;
Khalid Osman Hiwytala (Soudan) : impact de la migration frontalière de la tribu Umbararow dans la réserve de biosphère Dinder ;
Peggy Prisca Ouoko Yangounza (République centrafricaine) : contribution à l'étude d'impact de l'exploitation forestière sur les patrimoines culturel et naturel chez les pygmées Aka de la Commune de Balé-Loko ;
Steeve Ngama (Gabon) : évaluation du degré de dépendance alimentaire des communautés riveraines de la Réserve de biosphère d'Ipassa à Makokou, vis-à-vis de la faune sauvage ;
Ana Maria Abrazua Vasquez (Chili) : établissement des bases d'une étude à long terme de la biodiversité endémique sur l'Archipel Juan Fernandez ;
Paula Irrazabal et Soledad Contreras (Chili) : impact des perturbations sur l'habitat des mammifères dans le Parc et réserve de biosphère Torres del Paine ;
Surima Orto Pozo (Cuba) : plan de gestion pour la conservation des orchidées dans leur habitat naturel, Réserve de biosphère Sierra del Rosario.

La bourse Michel Batisse - dotée de 6.000 dollars et décernée tous les deux ans à une étude de cas portant sur la gestion de réserve de biosphère --; est partagée cette année entre Boshra Salem (Egypte) pour « Travailler ensemble pour une meilleure subsistance dans la Réserve de biosphère Omayed » et Gorshkov Yu (Fédération de Russie) pour « Gestion de la nature, conservation, restauration de la diversité du paysage biologique et de l'activité socio-économique de la réserve de biosphère Grand Volzhsko-Kamsky ». La remise des bourses se déroulera en mai, lors de la réunion en République de Corée du Conseil international de coordination du MAB.

Les réserves de biosphère sont des sites qui font preuve d'approches innovantes en matière de conservation, de sciences écologiques et de développement durable et qui sont reconnus comme tels par le Programme MAB. Il existe actuellement 531 réserves de biosphère MAB réparties dans 105 pays.
Feb 18 2009 10:00AM
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Profitant de la tenue ce lundi de la Journée Mondiale des Zones Humides, la commune du sud a annoncé que l’étang des Salines faisait désormais partie de la liste des sites Ramsar, du nom de cette ville en Iran ou a été signé en 1971 un traité intergouvernemental pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. L’étang des Salines a donc rejoint la liste des 1830 sites jugés comme zone capitale pour la bio-diversité mondiale ! Une désignation qui porte sur le caractère unique du lieu et sur son importance pour la reproduction des oiseaux et des poissons. Seconde victoire pour la commune : après plus de 15 ans de procédure judiciaire, le Tribunal administratif d’appel de Bordeaux a dénoncé la décision autorisant un promoteur immobilier à construire sur une quinzaine d’hectares de mangrove située à Belfond ! Le site restera donc intact !

FDF - 03/02/2009 10:06

Interrogations sur la place de l’environnement

 

Journal de l'Environnement, 28/11/2008 12:24

A mi-parcours de la mise en œuvre de la Politique agricole commune (Pac) 2003-2013, le Conseil agriculture a adopté une augmentation des aides consacrées au développement rural, qui comprend des mesures en faveur de l’environnement et de l’agriculture biologique. La question de leur répartition reste posée, ainsi que celle de l’orientation après 2013.

C’est le 20 novembre, au terme d’une nuit de discussions, que les 27 ministres européens chargés de l’agriculture sont parvenus à un accord politique sur le bilan de santé de la Pac réformée en 2003. L’une des mesures phares concerne la modulation des aides directes du premier pilier versées aux agriculteurs, transférées vers le second pilier de la Pac dédié au développement rural. Son taux progressera de 5 à 10% d’ici 2013, mais restera inférieur aux 13% proposés par la commissaire européenne chargée de l’agriculture Mariann Fischer Boel.
Ces nouveaux fonds devraient servir à financer des programmes liés à de «nouveaux défis» (lutte contre le changement climatique, énergies renouvelables, gestion de l’eau, protection de la biodiversité), mais aussi à l’innovation dans ces domaines et à un accompagnement du secteur laitier. «Le second pilier sera sollicité pour compenser la dérégulation des marchés du premier pilier sans que les objectifs des mesures en faveur du développement rural soient mieux clarifiés», estime le groupe Pac 2013 auquel participent notamment les Amis de la terre, la Confédération paysanne et la Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France (Fnab). Ses membres souhaitent une délimitation des champs d’action du second pilier, que les organisations agricoles considèrent, selon eux, comme leur «pré carré».
Les agriculteurs biologiques espèrent malgré tout pouvoir profiter de l’évolution de modulation. Olivier Clément, membre de la Fnab, explique: «Si les ressources du Programme de développement rural hexagonal (PDRH) augmentent à travers la modulation, l’agriculture biologique devrait bénéficier d’un budget supérieur». Il approuve la hausse annoncée de la contribution financière de l’Union européenne aux «nouveaux défis», qui sera de 75% au lieu de 50%, portant ainsi la participation de la France à 25% seulement. La Fnab se demande toutefois si l’agriculture bio sera bien une priorité du gouvernement, même si des objectifs ont été fixés lors du Grenelle.
Les Etats membres ont par ailleurs confirmé la possibilité de recourir à l’article 68 du règlement Pac, dont le champ d’action originellement centré sur les systèmes de production favorables à l’environnement et l’amélioration de la qualité des produits, s’applique aussi, dorénavant, aux secteurs en difficulté (production de lait, élevages caprins...) et à la couverture des risques climatiques et sanitaires. Jusqu’à présent, la France n’a pas activé cet article. Désormais, plusieurs secteurs se retrouvent «en concurrence» pour recevoir un montant d’aides plafonné à 10% du budget national, soit environ 900 millions d’euros en France. Pour la Fnab, l’article 68 est «une tirelire pour de trop nombreux secteurs». «Tout l’enjeu réside dans le débat national qui décidera de la répartition des aides», résume Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à la fédération d’associations de défense de l’environnement France nature environnement (FNE).
Au final, le groupe Pac 2013 estime que l’accord des ministres européens «ne propose pas de direction claire à ce que sera la Pac après 2013», et appelle à une prise en compte des collectivités et de la société civile dans l’élaboration d’une politique européenne alimentaire, environnementale et rurale durable.

 

> Chers collègues :
Veuillez signaler une annonce pour cette activité ce peut être d'intérêt pour les membres de votre établissement
Révision du palétuvier : Deuxième colloque des pratiques critiques dans des études culturelles des Caraïbes
15-17 octobre 2009 Université de Puerto RicoMayagüez

La révision du palétuvier est une invitation à reconceptualize Caribbeanness au delà de limitations de nation, de langue et de culture, concentrant sur les renvois de courant que transversal les espaces multiples et recouvrants et subjectivities des Caraïbe. Les racines de le palétuvier, qui accrochent au-dessus de l'eau, évoquent une alternative des Caraïbes à l' idéal ethno-linguistically monolithique de identité symbolisée par la racine terrestre. Cette conférence sollicite des papiers et des panneaux dedans L'anglais, Espagnol et Français de l'autre côté de disciplines humanistes et scientifiques cela explorez les notions du " Caribbeanness, " " Antillanismo" ou " Antillanité" ou quels de ses nombreux aspects.

Nous invitons le papier et lambrissons des propositions dans les secteurs suivants :

• Théorie culturelle de l'anglophone, francophone et hispanophone les Caraïbe

• Anthropologies, histoires et/ou literatures des Caraïbes

• Genre et sexualité dans des études culturelles des Caraïbes

• Diasporas et migrations des Caraïbes

• Politiques culturelles dans les Caraïbe

• Culture populaire des Caraïbes

• Écologie de l'archipel des Caraïbes

• (Poteau) voix fondamentales des études culturelles des Caraïbes

• (Contre-) discours nationaux des Caraïbe

• Colonialisme, neocolonialism et postcolonialism dans les Caraïbe

• Initiatives des Caraïbes d'intégration (politique, économique, culturel)

• Études d'Océan atlantique et les Caraïbe

• Discours de course dans les Caraïbe

• Legs historiques d'esclavage dans les Caraïbe

• Cultures et identités d'Afrodiasporic dans les Caraïbe

• Expression culturelle de Transcaribbean

• Cultures latino-américaines/latines et les Caraïbe

• Arts visuels dans les Caraïbe

 

Pour soumettre le papier ou du panneau les propositions satisfont visitent notre site Web chez http://academic.uprm.edu/manglar/

Veuillez envoyer vos propositions pour le 31 mars 2009
Des questions peuvent être adressées à mangroveuprm@gmail.com

Ángel L. Viera-Tirado, PhD

Assistant Département des sciences sociales,

Faculté des arts et des sciences,

P.O. Boîte 9266

Mayagüez, P.R. 00681-9266

Téléphone : (787) 265-3839, 832-4040, x3375

Fax : (765) 265-5440

Email : aviera@uprm.edu

The purpose of this program is to strengthen international partnerships and consolidate emerging networks among academic researchers from Canada and Latin America and the Caribbean. It is designed to support small collaborative research activities which will contribute to the creation, dissemination and sustained application of knowledge in the development process in at least one area of IDRC thematic priority.
Eligibility: Applicants from Canada and eligible Latin American and Caribbean (LAC) countries are encouraged to apply
The LACREG program applies to collaborative research between Canada and the following LAC countries: Argentina, Belize, Bolivia, Brazil, Chile, Colombia, Costa Rica, Cuba, Dominican Republic, Ecuador, El Salvador, Guatemala, Haiti, Honduras, Mexico, Nicaragua, Panama, Paraguay, Peru, Uruguay and Venezuela.

Value: Support through this program will be cost-shared on a 2:1 ratio by the program and the partner institutions, respectively. The maximum value of each grant under this program will be $15,000 CDN.

Deadline: November 30, 2008.

2008 Program guidelines:

For more information contact:
Chantal Lemire, tel: (613) 563-3961, ext. 314.

 

 
 
 

Novethic 'Info n°3

19/11/2008

Malgré l’intérêt grandissant des citoyens pour les questions d’écologie, les films d’environnement indépendants restent confidentiels. Souvent militants, ils ne trouvent pas leur place dans le cinéma, notamment en France, où les réalisateurs peinent à obtenir des financements.

 

« On a choisi 89 films, mais on aurait pu en proposer le double ». Myriam Gast-Loup, programmatrice coordinatrice du Festival international du film d’environnement*, qui ouvre ses portes aujourd’hui à Paris, témoigne de la quantité de films disponibles sur le marché. Peu d’entre eux trouvent des moyens d’être distribués dans les salles de cinéma ou sur les chaînes de télévision. Selon Jean-François Camilleri, président de DisneyNature, label du groupe Disney dédié aux films animaliers grand public, « l’environnement doit avoir sa place à part entière dans le cinéma ». C’est encore loin d’être le cas.

 

Les questions d’environnement et de développement durable se sont popularisées depuis quelques années. On pourrait penser que le cinéma, reflet de la société, aurait suivi. Malheureusement pas. A part les documentaires animaliers très grand public, le cinéma d’environnement reste confidentiel. Si les réalisateurs redoublent de projets, les films engagés passent difficilement la porte des producteurs. « Pour commencer, on ne filme pas un documentaire militant de la même façon qu’une fiction grand public » précise Marie-Pierre Cabello, présidente et fondatrice de la Société européenne des réalisateurs d’environnement (SERE). « Les sciences sont en perpétuel mouvement, donc ce qui était bon hier ne l’est plus aujourd’hui ». Ensuite, le secteur, comme beaucoup d’autres, est victime de la crise, et il est de plus en plus difficile de trouver un financement.

 

De grandes difficultés de financement

 

Trouver un financement, c’est trouver un distributeur. Les réalisateurs “conventionnels” se tournent vers les cinémas et les chaînes de télévision. Le problème des réalisateurs de films d’environnement, c’est le format de leurs productions. Sans même se préoccuper du sujet, les distributeurs refusent régulièrement leurs projets, car il ne “rentrent” pas dans les catégories prédéfinies. « Les documentaires télévisés sont commandés par les chaînes elles-mêmes. Les cinémas refusent souvent les productions au format documentaire. Et, dans les grilles télé, il n’y a pas de case pour les documentaires cinématographiques » explique Vladimir Kokh, gérant de KMBO, qui a distribué « Notre pain quotidien » en France. Un vrai casse tête, donc, pour les réalisateurs.

 

Il va sans dire que le fond des sujets abordés dérange parfois. On ne s’étonne pas, par exemple, que le film « Téléphonie mobile : sommes nous tous des cobayes ? » de Joaquina Ferreira, qui dénonce les risques cancérogènes liés à l’utilisation de téléphones portables, ait été refusé par TF1, filiale du groupe Bouygues, qui possède Bouygues Télécom. Plus simplement, les thèmes sont souvent mal compris par les distributeurs. Marc Obéron, gérant de LDM production, a produit « Huit », une série de courts métrages de fiction réalisés par huit grands noms du cinéma. Chaque film aborde l’un des huit « Objectifs du millénaire pour le développement » des Nations unies. « On pensait avoir beaucoup de facilité pour trouver des financements avec notre affiche. Ça a été l’inverse. Le film n’intéressait personne quand on a lancé le projet en 2003 ».

 

Des films trop confidentiels pour être rentables

 

Mais c’est là une caractéristique typiquement hexagonale. En Europe, les films d’environnement engagés ont un retour plutôt positif. « Le cauchemar de Darwin », « Notre pain quotidien » et « We feed the world », trois des longs métrages les plus connus, ont été réalisés en Autriche. « Beaucoup des films documentaires qui passent sur les télévisions français ne sont pas produits en France » précise Vladimir Kokh. Et pour cause : les réalisations des pays nordiques, de l’Allemagne, de l’Autriche et d’autres sont quasi exclusivement financés par des institutions. En France, le système est plus chaotique. Certes, les institutions et les régions financent certains projets, des chaînes comme Arte (« Le monde selon Monsanto » de Marie-Monique Robin) ou plus rarement Canal + (« Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud) investissent également. Mais la distribution reste trop souvent confidentielle.

 

Le succès inattendu de certains films, dont « Le cauchemar de Darwin » et « Une vérité qui dérange » d’Al Gore, ne motive-il pas les distributeurs ? Pas en France : « le public français préfère encore voir des fictions que des documentaires » regrette Vladimir Kokh. Ce qui explique peut-être que le film « La 11e heure » de Leonardo di Caprio ne soit pas sorti en salle en France, malgré sa médiatisation mondiale. « C’est frustrant de devoir batailler pour se faire entendre » avoue Marc Obéron, qui a finalement trouvé pour son film des aides financières auprès de gouvernements de pays européens, mais cherche toujours un distributeur. Des films comme « Nos enfants nous accuseront » ou « Alerte à Babylone » de Jean Druon touchent les citoyens et ont aussi pour but de les sensibiliser à l’évolution de l’environnement. Mais « ces films sont beaucoup plus “fragiles” et ne sont pas tous destinés aux salles » souligne Myriam Gast-Loup.

 

* du 19 au 25 novembre au cinéma La Pagode, Paris 7e.

Rouba Naaman